Près de dix ans de chantier : la finition de l’Hôtel Baobab au cœur des débats à Diourbel

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Symbole d’un immense espoir touristique devenu au fil des années un chantier interminable, l’Hôtel Baobab continue de cristalliser frustrations et interrogations. Ce mardi, lors de l’atelier régional de concertation organisé à la gouvernance de Diourbel dans le cadre des préparatifs des États généraux de la culture, de l’artisanat et du tourisme, la question de la finition de cet ambitieux projet hôtelier s’est imposée .

Lancé depuis 2017 sous la tutelle de l’Agéroute, le vaste programme de rénovation de l’Hôtel Baobab devait pourtant marquer un tournant majeur pour le développement touristique de la région. L’infrastructure, annoncée comme un hôtel trois étoiles moderne, comprend plus d’une centaine de chambres, plusieurs suites ainsi que diverses commodités destinées à renforcer l’attractivité de Diourbel.

Mais près de dix ans ( 9 ans ) après le démarrage des travaux, le chantier reste figé, alimentant l’incompréhension des populations et des acteurs du tourisme.

Selon des responsables de la municipalité de Diourbel, les gros œuvres sont déjà achevés. Ils révèlent également qu’un financement de 1 milliard 800 millions de francs CFA a été voté et adopté avant la chute de Macky  à l’Assemblée nationale pour permettre l’achèvement du projet. Une avance de 300 millions de francs CFA aurait même été versée à l’entrepreneur chargé des travaux, a -t-on appris baoltimes auprès du maire de Diourbel.

Cependant, toujours d’après les autorités municipales, l’arrivée du nouveau régime aurait entraîné un arrêt total du chantier, plongeant de nouveau le projet dans l’incertitude.

Face à cette situation, des participants à l’atelier ont exprimé leur inquiétude, estimant que la relance de l’Hôtel Baobab constitue un enjeu économique majeur pour toute la région de Diourbel. Pour eux, la finalisation de cette infrastructure pourrait générer des emplois, stimuler les activités artisanales et renforcer le potentiel touristique local.

Dans ses conclusions, le gouverneur chargé du développement, Djibril Diop, a lui aussi insisté sur l’urgence de débloquer le dossier. Il a interpellé la directrice de l’Artisanat afin que des démarches soient entreprises pour accélérer la finition des travaux.

En attendant une reprise effective du chantier, l’Hôtel Baobab demeure le symbole d’un projet ambitieux suspendu entre promesses politiques, attentes populaires et lourdeurs administratives.

baoltimesnews : MS

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