PHASES NATIONALES 2026 : DIOURBEL FACE AU DÉFI D’UNE ORGANISATION

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Le ton est donné, sans détour. À quelques mois de la 39e édition des phases nationales prévues du 08 au 23 aout 2026, Amadou Kane, président de l’ONCAV, a livré un message à la fois enthousiaste et ferme : Diourbel est au cœur du dispositif… mais devra répondre présent.

« Diourbel signifie beaucoup pour nous. C’est un honneur d’y revenir », déclare-t-il, rappelant l’attachement historique de la région à cet événement phare du sport navétanes. 

Cette année, innovation majeure : les phases nationales seront organisées simultanément dans quatre régions : Diourbel, Kaolack, Fatick et Kaffrine, une première qui complexifie l’organisation.

À Diourbel, le programme s’annonce particulièrement dense : au moins deux poules cadettes et deux poules seniors seront en lice. À cela s’ajoutent trois à quatre ASC seniors, quatre ASC cadettes, ainsi qu’un ensemble d’activités parallèles destinées à animer la ville.

Mais derrière l’effervescence sportive, les défis logistiques restent majeurs. Hébergement, sécurité, animation : les points sensibles

Le président de l’ONCAM insiste sur les concertations déjà menées :
« Nous avons bien discuté avec tous les acteurs. Ensemble, nous avons identifié les problèmes liés à l’hébergement, à la sécurité et à l’animation. »

Des recommandations ont été formulées par les autorités administratives, notamment le gouverneur, et validées par l’ensemble des parties prenantes. Reste désormais à passer de la parole aux actes.

Un budget en nette baisse. C’est l’un des points les plus sensibles : les moyens financiers. Amadou Kane rappelle une réalité difficile : « Les phases demandent des moyens. Lors des dernières éditions à Diourbel, le budget était de 184 millions de francs CFA. Aujourd’hui, nous parlons de 124 millions. »

Une réduction drastique, d’autant plus contraignante que l’organisation est désormais éclatée sur plusieurs régions et que certains postes, comme la sécurité, ne sont pas entièrement couverts.

Pour faire face, l’ONCAM affirme avoir déjà réduit certaines dépenses. Mais cela ne suffira pas sans un engagement local fort.

Un appel direct à la ville de Diourbel. Le message est clair, presque pressant :« Nous attendons beaucoup de Diourbel. Il y aura au moins une poule senior et une poule cadette ici. »

Et d’ajouter, sur un ton plus critique : « Malgré un décalage de quatre mois, nous n’avons pas encore vu une mobilisation concrète de la ville pour dire : nous prenons en charge tel ou tel aspect. »

Une mise en garde à peine voilée : il ne sera pas question d’improviser. « On ne peut pas organiser des compétitions et ensuite chercher les moyens ailleurs. Pour les finales, tout dépendra de ce que Diourbel mettra à notre disposition. »

Le rôle de l’État et les limites de l’ONCAM. Cette dernière rappelle également le partage des responsabilités. Une convention existe avec les Jeux Olympiques de la Jeunesse, mais certaines charges dépassent ses capacités.

« Ce que nous attendons de l’État, c’est la sécurité et la santé. »
En revanche, l’organisation précise ses limites :
« Nous n’avons pas les moyens d’assurer les infrastructures ni de gérer l’ensemble des spectateurs. »

Une édition sous tension, mais pleine d’espoir. Entre ambitions sportives, contraintes budgétaires et attentes institutionnelles, cette 39e édition des phases nationales s’annonce comme un véritable test grandeur nature.

Diourbel, ville symbole, saura-t-elle relever le défi ? Une chose est sûre : le compte à rebours est lancé.

baoltimesnews : M.S 

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