La lutte contre les violences basées sur le genre s’intensifie dans la zone centre du Sénégal. À Diourbel, un atelier de renforcement des capacités des élus locaux et communautaires a réuni plusieurs acteurs autour d’un objectif commun : mieux comprendre pour mieux agir.
Organisé sur deux jours, cet atelier met l’accent sur les concepts liés au genre et aux violences basées sur le genre, un phénomène jugé préoccupant dans la région.
Pour Fatima Diallo, coordonnatrice de la cellule genre et équité au ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, les attentes sont claires : « Nous attendons une meilleure compréhension de ces concepts, car les violences basées sur le genre sont tellement accrues dans la zone. À la sortie de cet atelier, nous espérons avancer vers leur éradication », a-t-elle déclaré.
Prsidant la rencontre, le préfet Abdou Khadre Diop a salué une initiative « qui vient à son heure ». Il a insisté sur l’urgence d’agir dans la zone centre, notamment à Diourbel, où les besoins sont réels.
Toutefois, il a regretté l’absence de certains partenaires clés, en particulier ONU Femmes. « Toutes les conditions sont réunies dans la zone, mais il manque encore certains acteurs. C’est pourquoi nous avons plaidé pour l’ouverture d’une antenne à Diourbel », a-t-il soutenu.
Du côté des partenaires, Marieme Ndoye, chargée de projets à ONU Femmes Sénégal, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne. Selon elle, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme et du soutien constant aux droits, à l’autonomisation et à la participation des femmes et des filles.
« Nous avons pris bonne note des recommandations du préfet, notamment la nécessité d’intervenir davantage à Diourbel. Il s’agira de soutenir les initiatives existantes, d’écouter les acteurs locaux et de travailler ensemble pour réduire les violences », a-t-elle expliqué.
S’appuyant sur des données de ANSD, elle a révélé que la région de Diourbel enregistre l’un des taux les plus élevés de violences basées sur le genre au Sénégal, renforçant ainsi l’urgence d’une réponse concertée.
Face à cette situation alarmante, autorités administratives, acteurs locaux et partenaires internationaux semblent désormais décidés à unir leurs efforts pour inverser la tendance et protéger les femmes et les filles.
baoltimesnews : Aicha Diop