PF2E : les 32 agents licenciés réclament leur réintégration et interpellent le gouvernement

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Le bras de fer se poursuit autour du dossier des 32 agents licenciés du Programme de Formation École-Entreprise (PF2E). Dans un communiqué de désaccord, transmis à la rédaction de baoltimes, le collectif concerné réaffirme sa principale revendication : la réintégration de l’ensemble des 32 agents. Il estime que les propositions formulées lors de la dernière rencontre avec les autorités ne répondent pas à ses attentes.

Réunis au sein du Collectif des 32 agents licenciés du PF2E, les travailleurs concernés entendent maintenir la pression tout en privilégiant le dialogue avec les autorités. Dans leur communiqué, ils disent exprimer leur « profonde déception » face à l’évolution de leur dossier et réaffirment leur volonté d’obtenir leur réintégration au sein du dispositif.

Le collectif assure inscrire sa démarche dans le respect des institutions et du dialogue républicain. Mais il considère qu’une simple indemnisation ou un éventuel recrutement sous un autre statut ne permettrait pas, selon lui, de prendre pleinement en compte l’ancienneté, l’expérience et les responsabilités exercées par les agents au sein du PF2E.

Une première audience porteuse d’espoir

Le collectif revient notamment sur une audience tenue le 10 juillet 2026 avec Idrissa Samb, ministre chargé de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique.

Selon les agents, le ministre avait alors rappelé le principe de continuité de l’État et exprimé sa volonté de rechercher une solution définitive à leur situation.

Ces déclarations, affirment-ils, avaient suscité de l’espoir chez les 32 agents et leurs familles et les avaient encouragés à privilégier le dialogue et la patience dans l’attente d’une issue au dossier.

Mais la seconde audience, tenue le 17 septembre 2026, aurait débouché, selon le collectif, sur des propositions principalement axées sur le versement d’indemnités et sur la possibilité d’un recrutement sous le statut de vacataire.

Pour les agents, ces propositions ne répondent pas à leur demande centrale.

« Nous ne demandons pas une solution provisoire », soutient le collectif, qui réclame un examen sérieux de la possibilité d’un retour au sein du dispositif.

Le contentieux contractuel au cœur du dossier

Le collectif rappelle également que plusieurs séances de conciliation ont été engagées à partir du 4 mars 2026 auprès de la Direction du Travail et de l’Inspection du Travail de Dakar.

Au cours de ces démarches, les agents ont notamment défendu la reconnaissance de leur situation contractuelle au regard du contrat à durée indéterminée (CDI).

Ils demandent ainsi que le procès-verbal établi à l’issue des démarches, les échanges intervenus lors des séances de conciliation ainsi que les éléments relatifs à leur parcours professionnel soient pris en compte dans l’examen de leur dossier.

Les orientations du gouvernement invoquées

Pour appuyer leur revendication, les 32 agents font également référence à la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

Selon leur lecture de cette déclaration, les contentieux liés à des licenciements considérés comme abusifs doivent, lorsque le lien contractuel régulier est établi, pouvoir être traités notamment par la réintégration ou le paiement des droits des travailleurs.

Le collectif estime que cette orientation laisse une place à la réintégration lorsque les conditions requises sont réunies et demande, en conséquence, un examen approfondi de sa propre situation.

« Ne pas effacer l’expérience » des agents

Au-delà de la question contractuelle, les 32 agents mettent en avant leur expérience acquise au cours de leur participation au PF2E.

Ils affirment avoir contribué, pendant plusieurs années, à la mise en œuvre du programme, aux relations avec les entreprises, à l’accompagnement des jeunes ainsi qu’au fonctionnement quotidien du dispositif.

Pour le collectif, cette expérience constitue une compétence directement liée aux enjeux de la formation professionnelle et de la formation duale.

Dans cette perspective, les agents estiment que leur éventuelle réintégration pourrait contribuer à préserver les compétences déjà acquises et à assurer une certaine continuité dans la mise en œuvre des politiques de formation.

Quatre demandes principales

Dans leur communiqué, les 32 agents formulent plusieurs demandes précises :

- leur réintégration au sein du dispositif, en tenant compte de leur situation contractuelle, de leur ancienneté, de leur expérience et de leurs droits ;

- la prise en compte des démarches engagées auprès de la Direction du Travail et de l’Inspection du Travail, ainsi que du procès-verbal de non-conciliation ;

- un examen approfondi de leur situation, à la lumière des orientations annoncées par le gouvernement ;

- l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes, afin de parvenir à une solution qu’ils souhaitent juste, durable et respectueuse des droits de chacun.

Le collectif maintient la pression

Tout en réaffirmant son attachement au dialogue, le Collectif des 32 agents licenciés du PF2E appelle les autorités compétentes à reconsidérer les propositions qui leur ont été faites.

Les agents se disent toujours disponibles pour une nouvelle rencontre susceptible de permettre une sortie de crise, mais préviennent que leur détermination reste intacte.

Leur revendication tient en une formule : la réintégration des 32 agents licenciés du PF2E.

À travers cette démarche, ils disent vouloir défendre non seulement leurs droits et leur parcours professionnel, mais également la reconnaissance de l’expérience acquise dans le domaine de la formation professionnelle et de la formation duale au Sénégal.

baoltimesnews - MS

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