À quelques jours de la Tabaski, la région de Diourbel s’active pour relever un défi de taille : mobiliser pas moins de 120 000 têtes de moutons afin de satisfaire la forte demande des populations.
L’annonce a été faite ce mardi lors d’un Comité régional de développement (CRD) consacré aux préparatifs de la fête. Présidant la rencontre, le gouverneur chargé du développement, Djibril Diop, a dressé un état des lieux sans détour. « Ce sont pratiquement les mêmes préoccupations qui reviennent », a-t-il souligné, pointant du doigt les défis persistants.
Parmi les urgences majeures, la question du foirail de Bambey reste au cœur des débats. Les autorités interpellent directement la municipalité ainsi que les partenaires pour accélérer les aménagements et offrir un espace adapté aux transactions de bétail.
Autre sujet de préoccupation : la flambée des prix des aliments de bétail, qui pèse lourdement sur les éleveurs et risque d’impacter le coût du mouton pour les ménages. À cela s’ajoutent des enjeux cruciaux comme la sécurisation du cheptel, la définition des points de vente et l’amélioration des infrastructures d’accueil.
Malgré ces contraintes, les autorités se veulent rassurantes. L’objectif est clair : anticiper pour éviter les tensions observées les années précédentes et garantir un approvisionnement suffisant du marché.
Dans une région où la Tabaski représente un moment fort sur les plans social, culturel et économique, la réussite de cette opération est plus qu’un défi logistique : c’est un enjeu de cohésion et de stabilité.
À Diourbel, le compte à rebours est lancé. Entre attentes des populations et impératifs d’organisation, tous les regards sont désormais tournés vers les semaines à venir.
baoltimesnews : Aicha Diop