Hôpital de Diourbel : la colère gronde, une grève de 48 heures annoncée

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La tension monte d’un cran à l’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel. Depuis plusieurs semaines, les travailleurs de la structure sanitaire observent des sit-in hebdomadaires pour dénoncer une série de dysfonctionnements qu’ils jugent inacceptables. Une mobilisation qui pourrait connaître une escalade dans les prochains jours.

Au cœur des revendications, les agents pointent du doigt des paiements de prestataires jugés « très dérisoires », un manque de considération envers les accompagnants des malades  particulièrement dans le service de maternité , mais aussi l’absence de restauration des malades, des lenteurs dans la facturation et l’exigence d’un audit complet de la gestion de l’établissement.

Sur le terrain, le malaise est profond. Personnel médical et administratif , réuni au sein d’une intersyndicale, affiche une détermination sans faille. « Depuis le dépôt de notre plateforme revendicative, rien n’a bougé. L’administration fait la sourde oreille. Elle n’a même pas cherché à nous convoquer pour discuter de nos doléances », dénoncent-ils avec fermeté.

Face à ce qu’ils considèrent comme un mépris, les travailleurs haussent le ton et annoncent un durcissement du mouvement. Une grève de 48 heures est ainsi prévue du 1er au 2 avril 2026, à l’appel de l’intersyndicale regroupant le SDT3S, le Syntras et le Sacsas.

Cette montée en puissance de la contestation fait planer des inquiétudes sur la continuité des services dans cet hôpital de référence de la région. Si aucune issue n’est trouvée d’ici là, les usagers pourraient être les premières victimes d’un bras de fer qui s’annonce tendu entre travailleurs et administration.

En attendant, à Diourbel, le climat reste électrique… et la crise semble loin de connaître son épilogue.

baoltimesnews : MS

 

 

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