À Diourbel, l’appui du ministre dans les écoles a pris des allures de plaidoyer urgent. Entre reconnaissance et espoir, enseignants et parents d’élèves ont saisi l’occasion pour exposer des besoins pressants.
La tournée de la délégation du ministre de l’Urbanisme, de l’Aménagement des territoires et des Collectivités locales, Moussa Balla Fofana, dans plusieurs établissements scolaires de Diourbel, hier jeudi, ne s’est pas limitée à un simple geste d’appui. Venue initialement pour la remise de produits de désinfection, la mission s’est transformée en véritable tribune d’expression pour des communautés éducatives confrontées à de sérieuses difficultés structurelles.
À la Case des Tout-Petits : l’urgence de s’agrandir
Située près de TP, la Case des Tout-Petits de Diourbel, l’une des toutes premières de la commune, fait aujourd’hui face à une pression démographique inquiétante. Avec près de 200 enfants pour un seul bloc pédagogique, les conditions d’apprentissage deviennent de plus en plus difficiles.
« C’est l’une des premières cases à Diourbel. Nous n’avons qu’un seul bloc alors que l’effectif a considérablement augmenté. Nous avons besoin de nouvelles salles de classe et de toilettes », a plaidé Madame Ndoye, responsable de l’établissement, appelant le ministre à soutenir un projet d’extension devenu indispensable.
À l’école primaire Cité Basse : des fenêtres à bout de souffle.
Même son de cloche à l’école primaire Cité Basse, où enseignants et parents d’élèves ont mis en avant l’état de dégradation avancée des infrastructures, notamment les fenêtres des salles de classe.
« Nous remercions le ministre pour son appui, mais nous sollicitons également son aide pour la réhabilitation des fenêtres, aujourd’hui très délabrées », a déclaré Khady Loum, responsable des parents d’élèves, soulignant l’impact direct de ces conditions sur la sécurité et la concentration des enfants.
Entre espoir et attente
Ces doléances, exprimées avec respect et détermination, traduisent une réalité bien connue dans de nombreuses écoles du pays : le déficit d’infrastructures adaptées face à l’augmentation constante des effectifs. Reste désormais à savoir quelle suite sera donnée à ces appels, porteurs d’un même objectif : offrir aux enfants de Diourbel un cadre d’apprentissage digne, sain et sécurisé.
baoltimesnews : MNS