Au Manège de Diourbel, les acteurs des filières agricoles se donnent rendez-vous ce mardi autour d’un objectif majeur : bâtir des partenariats commerciaux durables, faciliter l’écoulement des productions et garantir aux transformateurs un approvisionnement régulier en matières premières. Une initiative qui ambitionne de renforcer les chaînes de valeur agricoles dans les régions de Fatick, Diourbel et Kaolack.
Comment rapprocher les producteurs des acheteurs, faciliter l’accès aux intrants et aux équipements agricoles et permettre aux transformateurs de disposer de matières premières en quantité suffisante ? C’est tout l’enjeu du forum B to B organisé ce mardi au Manège de Diourbel. Plus qu’un simple cadre de rencontre, cette initiative entend créer des passerelles entre les différents maillons des filières agricoles afin de transformer les opportunités de collaboration en relations d’affaires concrètes.
Producteurs, transformateurs, commerçants, institutions financières, fournisseurs d’intrants et de matériel agricole ainsi qu’organisations de producteurs sont ainsi appelés à se retrouver pour nouer des contacts, identifier des intérêts communs et explorer de nouvelles perspectives de partenariat.
Pour Mamadou Diop, responsable de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR), l’enjeu est de favoriser une meilleure interconnexion entre les acteurs, dans un secteur où la collaboration constitue un levier essentiel de développement.
« Ces derniers sont appelés à tisser des relations. Chacun a besoin de l’autre. Ce cadre peut créer des relations de partenariat bénéfiques pour tous », a-t-il déclaré.
À travers cette démarche, l’ANCAR entend encourager les acteurs à dépasser les échanges ponctuels pour s’inscrire dans une dynamique de coopération durable. L’objectif est notamment de favoriser des relations commerciales plus structurées, susceptibles de répondre aux besoins des producteurs comme à ceux des entreprises de transformation.
Au-delà de la mise en relation, le forum vise à promouvoir la conclusion de contrats formels entre les différents intervenants des chaînes de valeur agricoles. Une orientation stratégique qui pourrait contribuer à mieux organiser les échanges entre l’offre agricole et la demande des unités de transformation.
Bassirou Mané, coordonnateur régional du Projet agricole Centre, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention liant l’Agropole Centre, également désigné comme zone de transformation agro-industrielle du Centre, et l’ANCAR des bassins arachidiers Nord et Sud.
Établie en mars 2025 pour une durée de trois ans, cette convention couvre l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, des producteurs aux transformateurs, en passant par les acteurs de la commercialisation, dans les régions de Fatick, Diourbel et Kaolack.
« Ce forum est une mise en relation des acteurs et vise à promouvoir des contrats formels qui devront être d’intérêt pour tout le monde », a souligné Bassirou Mané.
Il a notamment insisté sur l’importance de ces accords commerciaux pour permettre aux producteurs d’écouler leurs récoltes dans de meilleures conditions et aux transformateurs de disposer de volumes suffisants de matières premières pour faire fonctionner leurs unités.
L’organisation de cette rencontre repose sur une dynamique de collaboration entre l’ANCAR et la DRR, partenaire de mise en œuvre, avec l’accompagnement de JICA et du Projet agricole Centre.
Cette mobilisation des partenaires traduit la volonté de renforcer les liens entre les différents acteurs économiques et de favoriser une meilleure articulation entre la production agricole, la transformation et la commercialisation.
Dans un contexte où l’accès aux marchés et la disponibilité des matières premières constituent des enjeux importants pour les filières agricoles, la formalisation des relations commerciales apparaît comme une piste pour améliorer la prévisibilité des échanges et consolider les activités économiques.
baoltimesnews : MTN