Le séisme politique provoqué par le limogeage de Ousmane Sonko continue de produire ses répliques au sommet de l’État. En l’espace de 48 heures, une série de démissions spectaculaires a été enregistrée dans plusieurs institutions stratégiques du pays, révélant l’ampleur des fractures au sein de l’appareil politique et administratif.
Le premier à claquer la porte est Abdallah Ly, jusque-là directeur général du Musée des Civilisations noires. Un départ qui a rapidement été suivi par celui de El Hadj Ndane Diagne, patron de la SONACOS, confirmant une vague de désengagement sans précédent.
Dans la foulée, Khadija Mahécor Diouf a également rendu son tablier. La désormais ex-présidente du Conseil de Surveillance de l’Agence de Développement local rejoint ainsi la liste des responsables ayant choisi de quitter leurs fonctions après l’éviction de Sonko.
Mais la démission qui bouleverse véritablement l’échiquier politique est celle de El Hadj Malick Ndiaye. Le désormais ex-président de l’Assemblée nationale a créé la surprise en annonçant son départ, redistribuant totalement les cartes au sein de l’hémicycle.
Cette décision ouvre une nouvelle perspective politique majeure : elle pourrait permettre à Ousmane Sonko de retrouver son siège à l’Assemblée nationale, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions institutionnelles.
Selon plusieurs sources concordantes, une session décisive est prévue ce mardi pour l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Un rendez-vous qui s’annonce crucial et qui pourrait marquer un nouveau chapitre dans la recomposition du paysage politique sénégalais.
Entre départs en cascade, repositionnements stratégiques et bataille pour le contrôle des institutions, le Sénégal entre dans une zone de fortes turbulences politiques où chaque mouvement pourrait désormais peser lourd sur l’avenir du pouvoir.
baoltimesnews : Thom D