À l’approche de la Tabaski 2026, la tension monte dans le secteur de l’élevage à Diourbel. Le chef de service départemental de l’élevage, Pape Mor Lèye, tire la sonnette d’alarme et interpelle directement les autorités régionales sur la nécessité d’une organisation rigoureuse du marché du mouton.
Dans une déclaration sans détour, il appelle à une régulation stricte des lieux de vente, plaidant pour une centralisation exclusive au niveau du foirail officiel. « Il faut autoriser le foirail seul. Nous ne sommes pas d’accord pour qu’il y ait d’autres points de vente, parce que cela tue le daral », a-t-il martelé.
Derrière cette prise de position, une inquiétude majeure : la prolifération anarchique des points de vente informels, communément appelés « daral ». Selon le responsable, ces espaces parallèles perturbent non seulement l’organisation du marché, mais fragilisent également les acteurs formels de la filière, tout en compliquant le contrôle sanitaire des animaux.
Chaque année, la Tabaski représente un moment crucial pour les éleveurs et commerçants de bétail. À Diourbel, comme dans de nombreuses localités du Sénégal, le foirail constitue un point névralgique où se concentrent transactions et échanges. Mais l’apparition de multiples points de vente non encadrés vient, selon les autorités techniques, déséquilibrer ce système déjà sensible.
Face à ces enjeux, Pape Mor Lèye exhorte l’autorité régionale à prendre des mesures fermes et anticipées afin d’éviter toute dérive. Une décision qui, si elle est appliquée, pourrait redessiner en profondeur le paysage commercial de la Tabaski dans le département.
Reste à savoir si cet appel sera entendu à temps, dans un contexte où la demande explose et où les intérêts économiques sont multiples. Une chose est sûre : à quelques mois de la fête, l’organisation du marché du mouton s’annonce comme un véritable défi pour les autorités locales.
baoltimesnews - M.S