Après plusieurs semaines de tensions et de mobilisation intense, une issue semble enfin se dessiner dans la crise qui secouait le secteur de l’éducation. La signature du protocole d’accord entre les différentes parties prenantes marque une avancée significative, accueillie avec soulagement par les syndicats, tout en appelant à une vigilance accrue quant à son application.
Pour Modou Thiam, Secrétaire général départemental du CUSEMS/DL, cet accord représente bien plus qu’un simple compromis. Il incarne la preuve que « même les plus grandes luttes trouvent leur issue autour d’une table de négociation », soulignant ainsi la primauté du dialogue et du sens des responsabilités dans la résolution des conflits sociaux. Un dénouement qu’il qualifie de « majeur » après une période marquée par de fortes crispations.
Dans la même dynamique, les Secrétaires généraux du G7 ont été vivement félicités pour leur engagement constant et leur posture responsable tout au long des négociations. Les militants, eux aussi, ont été salués pour leur détermination, qui a largement contribué à maintenir la pression nécessaire à l’ouverture des discussions. Le gouvernement n’est pas en reste : son rôle dans la recherche d’un compromis est reconnu, notamment pour avoir su, à ce stade, mesurer les enjeux et favoriser une sortie de crise.
Mais derrière cet optimisme mesuré, les syndicats rappellent que le plus dur reste à faire. « Cette étape ne doit pas être une fin en soi », insiste Modou Thiam, qui appelle à une mise en œuvre rigoureuse, sincère et diligente des engagements pris. L’enjeu est de taille : éviter toute rechute dans une crise dont les effets ont été durement ressentis par l’ensemble du système éducatif.
Du côté du SELS de Diourbel, la réaction est plus sobre mais positive : l’accord est jugé « acceptable », signe d’une adhésion prudente mais réelle. Pour Badara Ndao, Secrétaire général du SAEMS/DL, l’essentiel réside dans les progrès enregistrés sur les points clés du différend. « Sur les cinq points qui constituaient le nerf de la guerre, il y a des avancées », affirme-t-il, laissant entrevoir une volonté d’aller de l’avant, tout en restant attentif aux suites concrètes.
Dans ce contexte, une certitude s’impose : la signature de cet accord ouvre une nouvelle phase, celle de la confiance à reconstruire et des engagements à honorer. Les acteurs préviennent déjà : ils resteront mobilisés et vigilants pour que les promesses ne restent pas lettre morte.
Car au-delà de l’accord, c’est la stabilité du système éducatif et la crédibilité du dialogue social qui sont désormais en jeu.
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