Les Jeudis de SAM : Refusons de nous soumettre !

Les Jeudis de SAM : Refusons de nous soumettre !

La réponse à apporter se dessine d’elle-même à partir de maintenant non-acceptation radicale avec le pouvoir. Refusons dès maintenant d’appliquer les lois et de mettre en œuvre la politique qu’il nous impose, que nous soyons fonctionnaires, enseignants, magistrats, élèves ou étudiants, ou encore que nous travaillions dans le privé, car là aussi nous devons appliquer des politiques ignobles, cela dans à peu près tous les secteurs, y compris dans l’édition, prétendue bastion culturel.

SAM

La réponse à apporter se dessine d’elle-même à partir de maintenant non-acceptation radicale avec le pouvoir. Refusons dès maintenant d’appliquer les lois et de mettre en œuvre la politique qu’il nous impose.

Pour cela, nous pouvons nous inspirer du mouvement de désobéissance civile mis en œuvre en Inde par tous ceux qui ont voulu chasser les Britanniques de leur pays dans les années 1920-1947. contre l’illusion que le progrès viendrait de la puissance coloniale installée chez nous – illusion qui a tant retardé la mise en marche du monde indien vers la liberté, comme l’explique Nehru dans La Découverte de l’Inde, ou encore Tagore dans Vers l’homme universel.

Au Sénégal, le contexte est différent mais la situation est très favorable à l’extension de la désobéissance généralisée dans un contexte marqué par le jeu des alliances. Elle se développe d’ailleurs chez tous ces citoyens assoiffés de justice et qui aujourd’hui sont dans le collimateur du pouvoir, chez ces personnes qui ont payé au prix de leur liberté. Chez ces personnes qui ont perdu leur travail. Cette désobéissance est aussi celle des acteurs qui récupèrent gratuitement des informations qu’ils redistribuent aux pauvres sénégalais qui ont un besoin impérieux comme OUSMANE SONKO.

Elle est en germe ou fleurit dans nombre de luttes, dans la lutte permanente des politiciens encore crédibles dans la société et non dans ceux qui en manquent style Ndéné. La désobéissance se généralise sous nos yeux ! Et si parfois nous nous trompons de colère, n’oublions pas qu’elle existe et tonne partout et à tout moment dans chaque cœur de tout citoyen du monde qui a maille à partir avec les pouvoirs. Faisons savoir que, décidément, nous refusons dès maintenant d’appliquer les mesures dictatoriales ou pré-dictatoriales que le gouvernement fait voter dans les prochains jours à venir. Et cela aussi doit montrer le caractère non responsable de nos dirigeants qui au lieu de favoriser la gouvernance sobre et vertueuse, se permettent de réveiller la colère de l’opposition qu’ils ont fini de taxer de ridicule.

Nous appelons les individus qui n’acceptent plus les faux semblants démocratiques à désobéir aux lois injustes qui criminalisent le mouvement social et enferment nos camarades injustement à l’instar de KHALIFA ABABACAR SALL, à déserter les partis involontairement car sous la menace de la CREI et les organisations qui collaborent avec les démocraties en place, à préparer la lutte générale et à se joindre à toutes les actions de démonstration de force, dans la rue et ailleurs s’il le faut . Saisissons toutes les occasions pour construire au quotidien, dans les rencontres et dans la lutte, l’outil dont nous avons besoin pour mener nos actions. Partis pour certains, syndicats, coordination ou organisation citoyenne pour d’autres y compris y' à en marre, peu importe si l’objectif de ces formes politiques est d’établir la démocratie directe que le pouvoir en place craignent.

Agissons dès maintenant en profitant du peu de liberté qui nous reste, pour construire ensemble cette démocratie directe. La terreur d’État, l’asservissement industriel, l’abêtissement et la misère sociale nous frappent tous et toutes. Insidieusement et continuellement, ces forces néfastes séparent notre être intime. Ce mépris dans lequel nous tient le système est essentiel, comme est fondamentale la négation de nos envies authentiques au profit d’un seul désir : servir sans réagir. Au moment où la perspective de l’implosion du système étatique qui passe par une assemblée composite, devient enfin plausible, il s’agit d’accompagner son effondrement. Il s’agit aussi de s’organiser à mieux privilégier l’être à l’avoir,et offrir la possibilité à chacun d’entre nous d’accéder librement à la nourriture, à un logement, à l’éducation, et à une activité choisie, nous permettra de nous regrouper, de lutter, de nous organiser et de vaincre.

Bref aux besoins primaires et de s’orienter amplement dans la quête de la vérité et de la parole donnée, choses rares, denrées rares. Il revient à la communauté de se poser un certains nombres de question allant dans le sens d'éclairer . Il faut alors leur demander la machine thérapeutique qu’ils avaient promise en fin AVRIL alors que nous sommes le 18 JUIN 2017.

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