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Lettre ouverte au chef de l’état : Les sénégalais attendent votre contribution financière

                                  Lettre ouverte au chef de l’état

 

Je ne peux vous joindre au téléphone encore moins être reçu en audience. C’est la raison pour laquelle, j’ai choisi cette voie épistolaire pour m’adresser à vous.

 

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                           Monsieur Le Président de la République ;

 

Les sénégalais attendent votre contribution financière

 

En cette période d’incertitudes et de doute, les sénégalais souhaitent des actions plus concrètes de vous et de votre gouvernement que ce cirque de défilés d’hommes politiques, de présidents d’institution  et de représentants de la société civile. Cette union sacrée que vous cherchez avec une série de concertations portant sur les mesures à prendre dans la lutte contre le coronavirus n’est pas en soi une mauvaise chose mais, à mon avis, elle n’a aucune importance. Et pour cause, ce ne sont pas ces personnes qui peuvent apporter des changements. La plupart ne tirent leur légitimité que parce qu’elles dirigent une formation politique ou bien sont à la tête d’institutions grâce à vous.  Certains parmi ces politiques ne peuvent même pas mobiliser cent personnes.

 

                                 Monsieur Le Président de la République,

A ce jour, les sénégalais attendent avec impatience votre contribution à la lutte contre le covid-19. Aucun franc n’a été à ce jour déclaré comme étant votre participation à cette guerre contre ce virus. Alors que vous  êtes prompt à remettre de l’argent aux militants de votre formation politique. La fondation Servir le Sénégal de votre épouse est pour le moment aux abonnés absents dans cette croisade qui mobilise tous les sénégalais.

 

                            Monsieur Le Président de la République,

Si vous avez pris l’option de ponctionner un million chez vos ministres, combien avez-vous  ponctionné dans votre caisse noire ?

 

                             Monsieur Le Président de la République,

 

Dans ce combat, vous n’avez reçu qu’une seule femme en audience (Aida Mbodji) alors qu’il y a d’autres femmes dont le leadership est incontestable. Je veux parler de la députée et chef de village de Ndangalma Bousso Ngom, de la présidente du réseau siggil jigeen Safietou Diop, de Woré Gana Seck, de Fatou Sow Sarr etc. Or, l’histoire a montré que la réussite durable dans le changement de comportements ne peut être gagnée qu’avec l’engagement et l’appropriation des femmes d’une politique.

 

Boucar Aliou Diallo

Journaliste