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Célébration fête de l’Indépendance à Diourbel : Un trio s’accapare de tout 

Diourbel, un cas atypique. D’autres, diront un cas d’école. Et pour cause, le chef de l’exécutif régional non content de quémander partout des sommes d’argent pour la célébration des festivités marquant le 04 avril,  a préféré zapper ses collaborateurs et autres agents de l’état. Il a travaillé avec d’autres.

 

La célébration de la fête de l’indépendance rime-t-elle avec quémander ? Oui répondra certainement Mamadou Moustapha Ndao. Le ci-devant gouverneur de la région de Diourbel en fait son sport favori. Non content de se suffire de l’enveloppe que l’Etat du Sénégal par le biais du ministère des finances alloue à chaque gouvernance, Mamadou Moustapha Ndao a préféré tendre sa sébile. Pour réussir son entreprise, il s’est fait entourer d’un trio composé d’une dame, ex- agent de l’institution  car  admise depuis trois années à valoir ses droits à une pension de retraite, d’un communicateur traditionnel et de l’époux de la dame, responsable d’une ONG. Ndao a écarté même ses adjoints.

 

 D’ailleurs, l’adjoint chargé des affaires administratives n’est président de la commission d’organisation que de non. La preuve, lors du 1er comité régional de développement consacré aux festivités marquant la célébration du 59ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, Hamet Tidiane Thiaw puisque c’est de lui dont il s'agit,  a dit ne pas être en mesure de faire un bilan comme le souhaitait le préfet. Il dira être affecté à Diourbel après la célébration du 58ème anniversaire. A ce jour, aucun bilan fut-il financier n’a été fait.

 

Des confidences faites à Baoltimes renseignent que le gouverneur avait envoyé le communicateur traditionnel, la dame qui s’occupe des finances pour aller quémander au niveau des ressortissants diourbellois. Aujourd’hui, ils en ont fait l’amère expérience parce que des personnes qui étaient sollicitées et avaient casqué fort n’ont pas pu accéder aux différentes tribunes érigées pour la circonstance. Ces personnes ont préféré rebrousser chemin et ont juré qu’elles ne remettront plus un franc.

 

 Les collectivités locales comme la municipalité et le conseil départemental avec leurs maigres moyens ont remis des enveloppes. Tout cet argent va servir à quoi ?

 

 L’année dernière, la jeunesse n’avait reçu que 150 000 francs et les écoles avaient fait des acrobaties pour habiller les élèves. Ces personnes ne sont pas les seules frustrées. La plupart des chefs de service que Baoltimes a approché crient leur déception et amertume.

 

 Il ne changera jamais cette personne!  Il préfère s’entourer de personnes qui ne connaissent rien. Il dévalorise tout. Depuis qu’il est là, les populations ne sentent plus la  fête de l’indépendance comme il se doit . Les arbres qui longent l’avenue Alpha Thiongane qui abrite la cérémonie ne sont même pas peints encore moins taillés.

 

Le gouverneur a placé toute l’organisation entre les mains d’un communicateur traditionnel Samba Awa Ndiaye, d' Oumar Sy plus connu sous le nom de Aw  Sy et de son épouse Ndeye Ndiaye Samba Daly qui a en charge la comptabilité matière au niveau de la gouvernance. Et c’est le mélange parfait. A chaque célébration, on constate que ce sont ces personnes  qui sont au four et au moulin, certains services déconcentrés ne savent rien de l’organisation.

 

 Pire, certaines autorités se voient refuser même ,  des cartes d’invitation parce que ces dernières sont gardées pour satisfaire des  politiques qui avaient répondu financièrement à la sollicitation. 

 

 L’organisation est chaotique. La preuve à la veille du 04 avril, n’ eût été le frère directeur de l’école privée Paul VI, les élèves officiers de l’ENOA risquaient de rentrer faute de structure d’accueil»

 

Le constat comme révélé par un agent proche de la gouvernance « ils se partagent l’argent le lendemain de la fête. Le gouverneur se taille la grande part. » Alors, la question qui mérite réflexion, Diourbel mérite-t-elle cela ? Appartient-elle aux populations ou au Gouverner et ses trois lieutenants ?

 

 A l’heure de la bonne gouvernance et de la réédition des comptes, Mamadou Moustapha Ndao peut continuer à se comporter de la sorte, c’est-à-dire tendre sa sébile et quémander tout en refusant de faire le bilan ? Non.

Baoltimesnews