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Au PSG, Neymar touche 375 000 euros par mois de prime d’éthique

L’émission Envoyé Spécial a révélé les montants astronomiques des primes d’éthique des joueurs du PSG, qui comprennent notamment l’obligation d’aller saluer les supporters après les matches

Le PSG est au coeur des révélations des "Football Leaks", ces enquêtes menées par un consortium de journalistes européens. Le club parisien est accusé d’avoir négocié avec l’UEFA un contournement des règles du fair-play financier, et est aussi impliqué dans une affaire de fichage ethnique mené par les recruteurs du club hors Île-de-France.

D’autres informations viennent mettre à mal l’image du club, même si elles ne dévoilent rien d’illégal. Après Mediapart, qui a listé les clauses folles du contrat de Kylian Mbappé, l’émission Envoyé Spécial, sur France 2, s’est penché sur les salaires vertigineux des joueurs du PSG.

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Un point a particulièrement retenu l’attention : les primes d’éthique, qui récompensent le bon comportement des joueurs. Leur montant varie de 33 000 euros à 375 000 mensuels pour Neymar, le plus gros salaire de l’équipe. Cela représente tout de même plus de 10% du salaire total du Brésilien, qui émarge à 3,5 millions d’euros par mois.

Une potentielle "sanction financière" déguisée

Cette prime est conditionné au respect de certaines règles : arriver à l’heure à l’entraînement, ne pas dégrader publiquement l’image du club, répondre aux interviews, et… saluer les supporters après chaque match. Cette dernière condition a choqué de nombreux internautes, qui ont critiqué un manque de sincérité des joueurs.

Ces primes d’éthique sont monnaie courante dans le football

Selon l’avocat Pierre Barthélémy, ces primes d’éthique, monnaie courante dans le football, sont en fait un moyen déguisé de "sanctionner financièrement" les joueurs en cas de mauvais comportement. "La prime d’éthique n’est pas un bonus mais un moyen de sanctionner financièrement puisque le droit du travail français interdit les sanctions financières au salarié", écrit-il sur Twitter.

Ainsi, le milieu italien Marco Verratti s’est vu retenir une partie de sa prime pour avoir été contrôlé avec un taux d’alcoolémie de 0,55g/L au volant de sa voiture, la semaine dernière.

seneweb