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Réinsertion sociale des détenues : TOSTAN sur la bonne voie  

Quelle vie après la détention ? Cette équation qui a été toujours un casse-tête pour les défenseurs des droits humains et les pouvoirs publics est en passe d’être résolue à Diourbel. Et cela depuis que, l’ONG TOSTAN à travers son programme  de Renforcement des Capacités Communautaires (PRCC) intervient au niveau de la maison d’arrêt et de correction. Baoltimes a visité des détenues.

 

Le centre de formation de la maison d’arrêt et de correction de Diourbel en cette matinée du 14 septembre  étale le savoir-faire des détenues. Capacitées en batik et autres techniques de teintures, les pensionnaires de la MAC entre regrets et solitude se confient. Voutouka* ( nom d’emprunt) « avec ce métier que nous apprenons, nous pourrons après avoir fini de purger notre peine pouvoir gagner correctement notre vie. C’est difficile la prison. C’est la raison pour laquelle, j’aurais voulu que le législateur puisse penser à des peines alternatives surtout pour nous les femmes parce que mettre en prison une femme, c’est non seulement la punir mais aussi infliger une sanction à sa famille. » Etreinte par l’émotion, Voutouka peine à trouver ses mots. Interpellée à son tour sur sa vie en prison, Po*  confie « c’est difficile de rester entre quatre murs. J’aurais souhaité que les hommes eux-aussi aident à la réinsertion sociale des femmes mais ce que je constate, c’est qu’une fois que la femme est condamnée, le mari divorce. Ce n’est pas une bonne chose. »  

*Les noms ont été changés.

BTnews