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histoire

L'HISTOIRE DU BAOL

A ses débuts, le royauma du Baol était peu étendu. C’est sous le règne du Damel-Teigne Lat Soukabé Ngoné Latyr Dieye (1697 – 1719) qu’il atteint ses limites maximales. Le royaume, dont la capitale serait Lmabaye s’était agrandi d’une partie du Sine après la victoire des Baol-Baol sur le Bour Sine Diogoye Gnilane Diouf à Nganiane. La bataille de Gouye Fouki Seur à également permis au Baol d’étendre ses limites jusqu’à Kael au détriment du Bour Saloum. C’est également sous le règne de Lat Soucabé que la réaction contre l’esprit monopoliste de la France fut très vive. Par l’exclusivité du commerce qu’ils détenaient à la suite de prétendus traités avec les souverains du Baol, les français n’hésitaient pas à saisir des navires hollandais et Anglais, pour imposer aux indigènes un prix très bas sur leurs marchandises. Contre cette injustice, le Damel-Teigne exige la liberté du Commerce. André Brue, Directeur de la Compagnie du Sénégal s’y oppose. C’est après la mémorable bataille de Dékheulé que le Teigne Thiéyacine Dior Fall accepta l’autorité française qui lui avait promis de le maintenir au pouvoir s’il soumettait sans résistance.

Mais au lieu du Teigne Thiéyacine qui fut exilé à Mbagne où il mourut vers 1890, les français installèrent Tanor Gogne dont l’esprit d’indépendance ne s’accorda pas avec le désir effréné de la Domination Coloniale Française. En effet, le pays fut annexé au cercle de Thiès avec deux résidences, l’une à Touba Toul, l’autre à Sambé. Touba Toul était le chef lieu du Baol Occidental tandis que Sambé était le chef lieu du Baol Oriental. Chacune des subdivisions était placée sous l’autorité d’un commandant de subdivision. Ils étaient aidés par les chefs de province, Mbakhane Lat Diop Diop pour la partie orientale et Salemone Fall Thièyacine pour la partie occidentale. En 1895, sur proposition de Mbakhane Diop alors chef supérieur, le poste de Sambé fut transféré à Diourbel. Ce transfert a été facilité pour les avantages significatifs qu’offrait le site de Diourbel.


 

UNE AUTRE VERSION

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.


 


 

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.


 

La plupart d'entre eux étaient d'origine wolof, mais d'autres étaient des Sérères, en particulier des membres des communautés safène et none. Les Halpulaars (Peuls, Toucouleurs, Laobés) étaient aussi présents, tout particulièrement les Laobés, puis les groupes mandingues, surtout sarakolés. Les premiers habitants du Baol sont les Sossés. Ils ont été repoussés plus au sud par les Sérères venant du Fouta-Toro entre le XIe et le XIIe siècle.

Les Sérères du Baol étaient concentrés au centre, à l'ouest et au sud près de la frontière avec le Sine. Un bon nombre étaient intégrés au milieu wolof. Les peuls présents partout étaient surtout présents au nord et à l'est, près de la frontière avec le Djolof, les Wolofs au nord et au centre, tout comme les Toucouleurs. Le baol est un lieu de grand brassage ethnique.

Les Wolofs ont imposé leur stratification sociale dans le royaume du Baol, avec la noblesse Géer d'ou sont issus les Teigne, les Diambour nobles mais qui ne peuvent régner, les paysans agriculteurs Badolo simples hommes libres, les artisans Nyenyo et leurs différentes sous-castes, les laudateurs Gueweul, puis les captifs Diam. Les autres ethnies ont été intégrées dans ce type de hiérarchie sociale. Le Baol était divisé en lamanats, tous dirigés par un Lamane, qui rendaient tous leur impôts au Kangame, le chef des Lamanes. En temps de pays les soldats tiédos devaient assurer la sécurité dans le royaume. Chaque caste d'artisans avait son représentant, qui en cas de réclamation allait soumettre les volontés de ceux qu'il représentait aux lamanes, par exemple, le Fara teug chef des forgerons, Fara Woudé chefs des cordonniers, le Maalaw chef des Laobés. Le Dialigné chef des peuls ou Ardo, le Bissik chef des maures.

À la cour royale du Teigne, se trouvait une assemblée de notables, tous issus des grandes familles aristocratiques du royaume, les Garmi. Ensemble ils constituaient l'assemblée des grand électeurs qui élisaient les teignes. Ils pouvaient également le destituer de ses fonctions. Après le teigne, le Diaraf était le personnage le plus influent, il est le conseiller du roi et le remplace s'il s'absente.

• Le Diaoudine Boul, représentant des familles Garmi.

• Le Tialao, est l'héritier présomptif.

• Le Fara Seuf, chef de la cour royale, il est chargé de la gestion du palais.

• Le Kangame, chef des Lamanes qui controle les différentes provinces

• Le Farba Kaba, chef des guerrier Tieddos.

• Les Serignes représentaient les chefs des communautés musulmane auprès du teigne.

• le Fara Jung Jung, chefs des griots royaux.

C'est à M'Beye que l'élection du teigne avait lieu.

Le royaume était constitué d'une bande de terre située entre l'océan et Diourbel, au sud du royaume du Cayor et au nord du royaume du Sine, dont il était séparé par un territoire encore plus étroit, celui de la République de Ndhiéghem, habité par les Sérères Nones, réputés pour être très fiers, indépendants et belliqueux. Ils ont toujours été redoutés par la population.

Les provinces du Baol étaient nombreuses – environ une vingtaine – et toutes divisées en cantons. À la tête de chaque canton se trouvait un chef qui obéissait au grand lamane de la province :

• Le Gewul, dont le lamane porte le titre de Tialaw Gewul. Cette province frontalière avec le cayor était considérer comme neutre, raison pour laquelle la plupart des batailles si dérouler.

• Le Kaba, cette provinces était dirigé par le farba Kaba chef des armées.

• Le Laa, le lamane de la province est le Beersin Laa choisi parmi les familles Diouf, de nombreuses familles peul habitaient la région.

• Le Ngoy, le Buur Ngoy était le lamane de la province. Néanmoins les chefs Sereres assistés de leur Saltigué, chef spirituel serere, avaient beaucoup d'influence politique.

• Le portudal, région contrôlée par l'alkier et ses tiedos, ici se trouvaient les comptoirs commerciaux et les ports du royaume. Des commerçants européens y avaient des résidences.

• Le Mbadan, province à majorité sérère, région très rebelle. Le pouvoir royal avait du mal à y installer son autorité.

• Le pays Safen, habité par les Sérères safen. Il existait encore une dizaine de provinces


 


 

LES ROIS DU BAOL


 

• 1790-1809 : Amari Ngone Ndèla Komba Fal (2e fois)

• 1809-1812 : Ce Yasin Jeng Fal

• 1812- 1815 : Ce Kumba Fatim Pènda Fal

• 1815- 1825 : Amari Jor Borso Fal

• 1825-1832 : Biram Fatma Cub Fal

• 1832 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (1re fois)

• 1832-1842 : Lat Jegeñ Fal

• 1842 : Malik Kumba Jaring Xuja Fal

• 1842-1854 : Maysa Tènde Jor Samba Fal

• 1854-1855 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (1re fois)

• 1855-1856 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (2e fois)

• 1856-1860 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (2e fois)

• 1860 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (3e fois)

• 1860-1871 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (3e fois)

conseil regional

• 1871-1873 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (1re fois)

• 1873-1874 : Lat Dior Ngoné Latyr Diop

• 1874-1890 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (2e fois)

• 1890-3 juillet 1894 : Taanor Goñ Jeng

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